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Lorsque j’ai créé le Com’Web Campus, j’avais envie de partager cette aventure avec des expertes, des entrepreneuses que j’avais découvertes, avec qui je partageais mes idées depuis plusieurs mois. Florence Beuken est une de ces expertes (que vous pouvez retrouver dans cet article ici). Je lui ai donc proposée d’intervenir dans le groupe Facebook privé du Com’Web Campus. Dans cette interview, vous retrouverez son portrait, comment elle aide ses clients et comment elle va intervenir et aider les abonnées du Com’Web Campus avec les lives qu’elle fera.

Florence, qui es-tu ?

Florence Beuken, 40 ans. Educatrice spécialisée, thérapeute systémique et familiale, formatrice. Je suis située dans le sud-est lyonnais pour des consultations thérapeutiques et je me balade un peu partout en France et en Belgique pour les formations et conférences.

Pourquoi avoir choisi cette activité d’accompagnement thérapeutique et de formations ?

C’est un long cheminement. Depuis longtemps, j’hésitais entre le monde psy et celui de l’enseignement. J’ai fini par me diriger vers des études d’éducatrice spécialisée, et ai eu l’occasion de faire plusieurs expériences dans le domaine de l’aide à l’enfance. Un bon compromis. Peu à peu, en accompagnant les enfants, j’ai eu envie de travailler main dans la main avec les parents, coalition qui me semblait indispensable mais était vraiment vraiment difficile (les parents ne venaient pas, j’ai compris plus tard qu’ils avaient en fait juste peur d’être jugés par « le professionnel »). C’est alors que j’ai commencé à m’intéresser à la parentalité, par un poste de responsable de service parentalité (au sein du communauté thérapeutique pour personnes toxicomanes) dans un premier temps, puis par des recherches personnelles, des lectures, et une reprise de formation en approche systémique puis en thérapie familiale.

Parallèlement à cela, j’ai eu l’opportunité de former des professionnels de l’enfance à la communication avec les parents. Cela me permettait d’être d’un côté et de l’autre, de récolter des avis, des impressions, des expériences des deux terrains… ce qui était, et reste extrêmement enrichissant.

Comment as-tu trouvé le nom de ton activité à l’écoute de soi ? Quelles sont tes méthodes de travail ?

La musique est une de mes passions depuis que je suis enfant. Je jouais du piano, de la clarinette et cela m’a vraiment aidée à m’ouvrir, m’exprimer. La musique a été salvatrice pour moi à de nombreux niveaux. C’est pourquoi quand j’ai été amenée à choisir un sujet de mémoire pour ma formation d’éducatrice spécialisée, j’ai choisi de creuser cette question : la musique peut-être aussi aider d’autres à s’exprimer. J’ai entamé, en parallèle, une formation en art-thérapie et ai mis sur pieds un atelier d’écoute de la musique et d’expression des émotions dans une association accueillant des jeunes au sein d’une cité. Cet atelier s’appelait « Musique à l’écoute de soi ».

Par la suite, j’ai utilisé d’autres outils d’écoute et d’expression de soi, donc seul le « A l’écoute de soi » est resté.

Mon approche principale est la thérapie systémique (dont découlent notamment la thérapie brève orientée solution, assez proche du coaching, ainsi que la thérapie narrative). Mais je pioche aussi dans plusieurs techniques approches auxquelles je me suis formée, depuis près de 20 ans. Je vois ma méthodologie comme le sac de Félix le chat dans lequel je vais piocher l’une ou l’autre technique selon le besoin du moment : art-thérapie, musicothérapie, hypnose ericksonnienne, coaching en psychologie positive, méditation de pleine conscience…

Comme je suis un grand enfant, et que j’aime prendre la vie avec légèreté, j’aime créer de nouveau outils, utiliser le jeu par exemple pour réfléchir sur soi, pour s’exprimer, pour communiquer… C’est encore plus vrai avec les enfants qui me donnent des idées géniales comme la ninjago-thérapie ou encore la barbapapathérapie… 😀

Quelles difficultés as-tu rencontré à la création de ton activité ? Comment y as-tu fait face ?

J’ai un sale caractère dans le sens où j’aime me débrouiller toute seule, ne pas avoir besoin des autres. Et cela m’a porté préjudice à mes débuts, car après 6 mois à avoir loué des salles, imprimé des flyers, pris des pubs dans des magazines locaux, loué un cabinet… sans grand retour, j’ai épuisé toutes les économies que j’avais faites.

J’ai alors re-pensé ma stratégie en passant plutôt par des partenariats avec des associations, en choisissant mieux la situation de mon cabinet (au sein d’un centre très actif), en faisant partie de réseaux d’entrepreneurs. Mais aussi en reprenant, de temps en temps, une mission ponctuelle salariée, qui pouvait venir enrichir mon expérience (chargée de cours pour éducateurs spécialisés, formatrice d’accueillants d’enfants, chef de projet de lutte contre la précarité infantile…)

Aujourd’hui, je dirais que ma principale difficulté est cette difficulté à « me vendre ». Je déteste, quand je me balade dans un magasin, qu’une vendeuse vienne et me suive partout en me demandant si chaque chose que je regarde me plait. Du coup, je ne veux jamais donner cette impression « d’avoir faim », d’être sur le dos des autres… mais ce respect de l’autre peut parfois me desservir, car je ne me fais pas connaître par ceux qui pourraient avoir besoin de moi.

Te fais-tu accompagner ? Si oui, par qui (coach, autre) ? Si non, pourquoi ?

Je suis très régulièrement des formations pour enrichir ma pratique. Je fais également partie d’un groupe d’intervision pour thérapeutes systémiques et me fait accompagner par une psychologue. C’est important dans ce métier, car on peut vite se laisser déborder par ses émotions.

Par ailleurs, je me plonge de plus en plus dans les apprentissages liés à la communication, la vente, car je ne suis pas du tout douée là-dedans, je suis un peu trop « bisounours » parfois. Mais j’aimerais comprendre comment rester moi, bienveillante, gentille, respectueuse dans un monde qui me semble parfois être un monde de requins.

Quels bénéfices y trouves-tu ?

J’aime apprendre. Tout le temps. Et chaque chose que j’apprends me donne l’envie d’en apprendre une autre.

La plupart de ces accompagnements sont aussi des accompagnements de groupe. Et cela fait du bien, car en tant qu’entrepreneur, on se sent parfois seul. Avoir des échanges, même parfois informels, fait office de « bavardages autour de la machine à café », tellement importants.

Parle-moi de ton activité, qui sont tes clients ? les « bénéfices » que tu peux apporter à tes clients ? d’ailleurs les appelles-tu patient ou pas et pourquoi ?

Alors la grande question « patients » ou « clients » est une question qui m’embête beaucoup  En principe, et dans notre formation c’est ce qui nous a été enseigné, nous ne pouvons pas les nommer « patients » puisque nous ne sommes pas du personnel soignant. Il faudrait donc les appeler « clients ». En thérapie systémique, d’ailleurs, ce qu’on appelle l’ »état de client » signifie que la personne sait qu’elle a un problème et qu’elle sait que c’est en son pouvoir d’aller vers un changement, elle est actrice de son mieux-être. Malgré tout, ce mot « client » me met mal à l’aise parce que ça me fait trop penser à un aspect mercantile. Dernièrement, j’ai entendu le terme de « consultant » qui me convient déjà mieux.

Pourquoi avoir voulu intervenir dans le Com’Web Campus ?

Depuis plusieurs années, je me suis spécialisée dans ce qui touche au burn out. Parental d’abord, puis, par la force des choses, je me suis intéressée au burn out sous toutes ses formes. C’est un sujet qui me semble terriblement important parce qu’il touche énormément de monde. J’essaie de transmettre au maximum un message de bienveillance envers soi-même dans ce monde de l’hyper-performance. Intervenir dans le Com’Web Campus me semblait être une bonne opportunité de transmettre cela à des personnes qui ne seraient pas forcément venues chercher ces informations, mais à qui, j’en suis certaine, elles pourront profiter malgré tout.

Que vas-tu apporter aux entrepreneuses qui intégreront le campus ?

Je vais leur insuffler un peu de ce que je suis au quotidien : calme, passion, regard positif et parfois amusé sur la vie et les gens, réalisme, bienveillance… Je vais aussi leur proposer des astuces, des outils concrets pour réussir à garder le cap, se respecter, ne pas sombrer vers ce fameux épuisement.

Te sens-tu une âme d’entrepreneuse ? Pourquoi ?

Très bonne question ! Je n’aime pas les étiquettes et je pense que, mis à part le statut officiel, il y a mille façons de traduire ce qu’il y a derrière ce mot.
J’ai une âme d’aventurière, de créatrice, d’inventeuse, de chercheuse, d’expérimentatrice, d’indépendante parfois un peu solitaire, de slasheuse… Et ça, c’est mon âme à moi d’entrepreneuse ! 

As-tu des projets pour 2019, si oui, lesquels ?

En 2019 j’aimerais lancer plusieurs offres d’accompagnement et formations en ligne.

Cela me permettrait par ailleurs de consacrer un peu plus de temps à l’écriture : mon premier livre est entre les mains de mon éditeur et j’ai déjà deux autres projets en cours sur lesquels je voudrais me pencher.

Si tu avais un ou des conseils pour une future créatrice d’entreprise, ça serait quoi ?

Prendre du plaisir dans ce qu’elle fait !

Le mot de la fin

Merci Nathalie de m’accueillir dans ce beau projet. Et à très bientôt aux participantes que j’ai hâte de découvrir.

 

Conclusion 

Merci Florence pour cette belle interview. Je sais que tu apporteras, à toutes les abonnées des conseils et astuces pour se sentir bien dans leur vie d’entrepreneuse et pouvoir attirer à elle la communauté qui leur ressemble !

Le 28 janvier de 14h30 à 15h30, venez me rejoindre au webinaire “Créer votre univers de marque, indispensable !?”, je vous apporterais des réponses pour créer un univers de marque unique et ma solution pour être au top !

L’inscription,ça se passe ici !