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J’ai connu Sabrina Marnet grâce au “Club (très) privé des EQD” créé par Céline Pod. J’ai commencé à suivre son parcours et ce qu’elle proposait comme prestations. Et puis, elle a proposé son programme de rééquilibrage alimentaire auquel j’ai adhéré. J’avais envie de vous faire découvrir cette entrepreneuse issue de la danse et de la nutrition.

Sabrina, qui es-tu ?

Je m’appelle Sabrina Marnet, je suis une toulousaine exilée dans le Nord (pour l’instant du moins…), j’ai 37 ans et je suis une passionnée de danse et de nutrition. Si la danse est restée un loisir, la nutrition en revanche je baigne dedans depuis plus de 15 ans. J’ai d’abord commencé comme Ingénieur en nutrition, dans l’industrie agroalimentaire avant de me tourner vers la micro nutrition afin de pouvoir exercer en libéral dans ce domaine.

Pourquoi avoir choisi cette activité de conseil en nutrition et vente de barres énergétiques végétariennes ?

Pendant des années j’ai développé puis aider à vendre des produits alimentaires. J’ai acquis des connaissances sur notre alimentation, l’origine des produits, ce qu’ils contiennent, etc… J’ai toujours aimé conseiller mes proches sur leur alimentation. Je me suis orientée vers la micro-nutrition en créant ma propre gamme de barres énergétiques pour femmes sportives (et danseuses…), Natur’Move.

De fil en aiguille, j’ai approfondi ce domaine pour comprendre et  venir à bout de problèmes de santé que j’avais.  De là, c’est tout naturellement que j’ai choisi de franchir le pas et de proposer mes services aux autres, pour partager mon savoir et pour les aider à prendre en main leur santé. Plus de 70% de nos problèmes de santé viennent de notre alimentation. Notre société moderne, hyper médicalisée, tend à traiter plus les symptômes que les causes profondes, ce qui est dommage. J’ai envie d’aider les gens à prendre conscience de cela et surtout à agir en faveur de leur santé !

Comment as-tu trouvé le nom de ton activité « natur’move » ? Et pour le logo (choix, couleurs) ?

Natur’move est la marque de mes barres énergétiques. Je visais initialement les sportives  et les danseuses avec un produit 100% naturel. J’étais donc à l’interface entre la nature et le mouvement, donc Natur’Move (move=mouvement en anglais).  J’ai travaillé le logo avec un graphiste mais je savais déjà ce que je voulais : des couleurs, une police et des formes qui évoquent la nature et la féminité, le mouvement. Les feuilles vertes se sont donc imposées naturellement, la silhouette de danseuse au milieu aussi.

Quelle est ta méthode de travail ?

La question est vaste ! L’idée de mes barres est venu d’un concept un peu similaire lancé aux US. Je l’ai adapté aux habitudes françaises, avec ma touche nutritionnelle…Pour le lancement de mon activité, j’ai bien suivi les conseils qu’on apprend en marketing : faire un plan marketing, une analyse de la concurrence et du marché, une étude consommateur,…etc. Et je me suis aperçue que finalement cela ne m’avait pas servie a grand-chose car j’ai dû tout revoir une fois le produit lancé (seul le produit n’a pas pu être revu car les modifications auraient coûté trop cher…malheureusement ! A trop vouloir faire parfait du premier coup, on perd en agilité). Du coup, quand j’ai lancé mon activité de conseil en nutrition, j’ai un peu fait l’inverse et j’ai fait le minimum syndical en me disant « je me lance, je teste et j’ajuste ». Bien sûr j’ai fait une ébauche de stratégie marketing /commmunication et commerciale et une analyse de la concurrence pour avoir un cap, mais je suis constamment en mode essai/adaptation pour trouver la stratégie qui va me correspondre et qui va marcher le mieux.

Comment les barres énergétiques sont pensées et produites ?

J’ai travaillé 1 an sur la formule de mes barres…En fait les deux recettes sont venues très vite, mais il a fallu les retoucher pour les optimiser au niveau micro-nutritionnel et surtout les retoucher lors du passage en production (fabrication à grande échelle). Par exemple, les recettes initiales contenaient des zestes d’agrumes. Mais quand on produit 2000 barres d’un coup, on ne va pas s’amuser à zester 3 kg de fruit, alors il m’a fallu chercher des alternatives naturelles et goûteuses. La production est artisanale. Je travaille pour cela avec une start’up partenaire qui me prete son équipement et son savoir-faire technologique 2 fois/an.

Quelles difficultés as-tu rencontrées à la création de ton activité ? Comment y as-tu fait face ?

J’ai rencontré (et je rencontre toujours) plusieurs difficultés. Dans mon activité ‘barres’, les difficultés principales étaient de se faire connaitre avec un budget rikiki (j’aurais clairement dû partir avec un plus gros capital), de faire du volume quand on n’a pas envie de passer son temps sur la route à jouer le commercial…et de lancer une marque en étant seule. Je regrette de n’avoir pas pu m’associer avec quelqu’un de complémentaire, cela aurait beaucoup aidé.

Pour mon activité de conseil en nutrition, le problème de la communication reste le plus important. J’ai beaucoup (trop) compté sur les réseaux sociaux pour me faire connaitre. Mais cela a ses limites. Il faut aller vers les gens et il faut créer des partenariats qui permettent de se faire connaitre et de bénéficier de l’aura ou de la notoriété du partenaire.

Te fais-tu accompagner ? Si oui, par qui (coach, autre) ? Si non, pourquoi ?

Initialement je me suis faite accompagner par la BGE de Lille. Ils ont un très bon programme de formation, par contre le suivi individuel était un échec (cela dépend de la personne qui accompagne, pas de l’organisme). J’ai ensuite fait appel à un réseau de femmes entrepreneures (Little Big Women), pour m’aider à développer mon réseau et pour des formations coup de pouce (et pour un programme de mentorat). J’ai aussi fait appel à un coach (deux en fait…)qui m’a aidé tant au niveau personnel à trouver mon cap, à reprendre confiance en moi, et au niveau pro à me redonner la direction et à utiliser mes connaissances.

Quels bénéfices y trouves-tu ?

Clairement, le coaching dans ce domaine c’est nécessaire, même quand on est persuadé qu’on peut se débrouiller seul, avoir une vision extérieure, c’est très important. S’entourer de personnes ressources et d’un réseau d’entrepreneurs bienveillants, ça aussi c’est un gage de réussite.

Parle-moi de ton activité, qui sont tes clients ? les « bénéfices que tu peux apporter à tes clients ? Comment as -tu eu l’idée du programme de rééquilibrage alimentaire ?

Je vais surtout te parler de mon activité d conseil en nutrition & micronutrition qui est le domaine que je développe en priorité…et qui me correspond le plus. Mes clients sont surtout des clientes (même si je commence à avoir des hommes, essentiellement les maris de mes clientes 😉 ). Ce sont des personnes qui ont souvent des soucis de santé qui durent et dont la médecine traditionnelle ne parvient pas à apporter une réponse (hormis « c’est dans votre tête »). Que ce soient des problèmes pour prendre du poids, des problèmes intestinaux, de la fatigue chronique, des douleurs ou blessures en faisant du sport…J’ai aussi quelques personnes qui viennent me voir pour perdre du poids d’une façon différente. C’est d’ailleurs cela qui m’a décidé à proposer mon programme de rééquilibrage alimentaire.

J’ai une approche plutôt holistique, positive et pratique de la nutrition. Les régimes ne marchent pas car les gens n’apprennent pas à manger sain, ils sont souvent frustrés, ils ont faim…bref c’est contre productif. Au contraire, je leur propose de faire la paix avec leur alimentation, de se reconnecter avec leur corps et de mettre en place des habitudes de vie saines. Pas d’interdit, plutôt des conseils positifs sur ce qu’il est bon de manger. Quand la perte de poids résiste à ces conseils, alors j’apporte mon expertise en micronutrition en cherchant la cause profonde. Je ne dit pas que j’ai réponse à tout, parfois la solution se trouvera chez un sophrologie ou un hypnotiseur, mais si la cause est physiologique j’essaye de travailler dessus , avec le patient bien sûr.

Quelle est ton organisation de travail ? Les temps que tu prends pour toi ?

Mon organisation dépend un peu des moments et de mon inspiration…En principe je m’organise avec un bullet journal, surtout quand je travaille sur des projets qui nécessitent de bien anticiper. En ce moment, je fonctionne plus avec une to-do list car je suis sur des timings un peu court et je veux être sure de ne rien oublier. Dans tous les cas je m’accorde une matinée pour mes cours de danse dans la semaine + un cours de danse de salon avec mon mari + un cours de yoga un soir pour me détendre. Le samedi est la seule journée vraiment ‘off’, le dimanche en général je travaille 2h en fin de journée (ou plus si le temps est maussade). Pour les journées, je suis une lève tard donc je me met rarement en route avant 9h-9h30, par contre le soir, quand je n’ai pas de sport, je peux travailler tard (23h).

Comment communiques-tu sur ton activité, que ça soit sur le web ou en réel ?

Sur le web, j’ai une page internet avec un blog sur lequel j’ajoute un article ou une recette chaque semaine. J’ai ensuite une page facebook, instagram, Pinterest (j’ai laissé tomber Twitter que je ne maitrisais pas) et Linkedin (pour l’aspect BtoB). J’ai co- créé récemment un groupe « Bien dans sa tête, bien dans son corps, bien dans ses baskets » qui permet d’aborder la notion de bien-être et de santé sous tous ses aspects : nutrition, aromathérapie, coaching de vie,…

En réel, j’ai essayé de me faire recommander par des médecins, kiné et ostéo mais j’avoue je ne vois pas encore le retour. Je fais beaucoup de conférences, des animations en magasin bio ou des ateliers pour me faire connaitre.

Quelles difficultés as-tu dans le fait de travailler en solo ? Comment y pallies-tu ?

Au début je trouvais cela difficile. Quand tu passes d’un  mode de fonctionnement en équipe à un fonctionnement où tu te retrouves seule en tête à tête avec ton PC, même moi qui était plutôt du genre solitaire, j’ai déchanté. J’ai déprimé. J’ai perdu l’envie et la flamme qui m’animait. Je me suis inscrite sur un groupe de femmes entrepreneures en ligne, qui m’a bien reboosté, je me suis forcée à aller à des apéros networking ou à rencontrer d’autres entrepreneures au moins 1 fois/semaine. Enfin, j’ai trouvé une entrepreneure qui a une activité similaire à la mienne en terme de fonctionnement (création de marque et conseil bien-etre) et on a décidé d’échanger régulièrement, de se faire des séances d’1h ou on partage nos difficultés, nos questionnements, nos actions passées et à venir,…cela m’a apporté un regard extérieur sur mon travail qui me manquait.

Te sens-tu une âme d’entrepreneuse ? Pourquoi ?

Pas vraiment…Même au début du lancement de ma marque Natur’Move, je me disais intérieurement que j’avais pour objectif de me faire racheter et de devenir le responsable R&D et marketing, laissant ainsi la gérance à quelqu’un d’autre. Maintenant que je fais de l’accompagnement nutritionnel, c’est différent, je n’ai plus envie de lâcher cette activité, mais c’est aussi parce que l’aspect commercial et stratégique est plus réduit (enfin, je trouve, je me trompe peut-être). Ou alors c’est juste que je suis enfin à ma place.

As-tu des projets pour 2018, si oui, lesquels ?

C’est un peu le flou en ce moment…On envisage de déménager sur Lyon avec mon mari mais difficile de mettre un timing dessus. Mais l’objectif est clairement de développer mon activité de conseil en nutrition pour pouvoir en vivre !

Si tu avais un ou des conseils pour une future créatrice d’entreprise, ça serait quoi ?

Se faire accompagner et par les bonnes personnes ! Parfois cela peut paraître un coût non négligeable, mais cela peut valoir la peine.

Le mot de la fin

Prenez soin de vous  et osez sortir de votre zone de confort si vous n’êtes pas heureux là où vous êtes.

Conclusion

Merci Sabrina de t’être livrée ainsi son ton activité d’entrepreneuse. Je pense que ça va donner l’envie à nombreuses futures créatrices de ce lancer dans cette belle aventure entrepreneuriale.

Et si vous souhaitez retrouver un équilibre alimentaire, n’hésitez pas à contacter Sabrina !!