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Au mois de juin, j’étais allée interviewer Clarisse Vidal de “MaxLau & Cie” chez elle, à Bresnay, dans son atelier de couture. J’aurais dû écrire cet article dans la foulée mais les événements on fait, que je me suis trouvée submergée par des événements professionnels à gérer. Les vacances ont passé et je peux enfin, reprendre le cours de “L’Allier dans tous ses états”, peut être à un rythme moins soutenu mais en privilégiant mes coups de coeur.

Et Clarisse fait partie de ses coups de coeur, rencontrée grâce à Bérangère Giraud (créatrice de bijoux et de luminaires à Bresnay) que j’avais interviewée quelques semaines auparavant. Clarisse Vidal est une pétillante jeune femme, amoureuse de son métier et qui sait transmettre sa passion.

Clarisse Vidal, la couture dans la peau

Clarisse a 46 ans, mariée avec deux enfants, Maxence et Lauriane (qui sont à l’origine du nom de sa marque). Elle a toujours aimé la couture depuis son plus jeune âge. Elle débute par un bac professionnel de couture industrielle (matériaux souples et cuir ). Elle a une préférence pour l’artisanat depuis le début de sa scolarité et c’est toujours le cas aujourd’hui.

Elle a ensuite travaillé un an à St Pourçain sur Sioule, dans une entreprise textile qui avait au départ sa propre marque, mais la conjoncture économique étant difficile, cette entreprise a dû travailler en sous traitance. Licenciée pour motif économique au bout de 13 mois, Clarisse pris cela comme une bonne nouvelle car cela lui a permis de s’ouvrir à d’autres horizons.

En 2007, suite à la rencontre avec Bérangère Giraud qui était chez Appuy Créateurs (coopérative d’activités et d’emploi), elle se lance comme entrepreneur salarié, un cadre sécurisé et structuré (accompagnement comptabilité, communication, sessions de stage, rencontre avec d’autres entrepreneurs,…). Au départ, Clarisse  propose son activité de couture pour de la retouche, de la confection, de la création de vêtements et de l’ameublement. Trois ans plus tard, elle crée “MaxLau &  Cie“, sa marque propose des cabas, des sacs à main, des chèches, de l’ameublement, des coussins…

L’industrie a permis à Clarisse d’apprendre une méthodologie cadrée, très technique, avec l’artisanat, elle a su faire la combinaison des deux.

 

MaxLau & Cie, des créations coup de coeur

MaxLau & Cie est une affaire familiale. Les enfants et le mari aident lors des événements comme les boutiques éphémères, le printemps des créatrices (mise sous pli, coller des étiquettes, distribuer les invitations,etc.). Ils adorent.

Le style de MaxLau & Cie, c’est dans les coups de coeur pour des tissus, la sélection de matières de qualités que Clarisse trouve son inspiration. Le petit plus de ses cabas : la pochette qui permet de ranger le cabas qui peut se clipser à l’intérieur du cabas pour pouvoir y ranger stylos ou autres objets.

Ses tissus sont sélectionnés avec soin, c’est dans une entreprise française qu’elle puise son stock. Celle-ci propose deux collections par an et c’est un bonheur pour elle de faire son choix.

Ses cabas sont déclinés en deux formats : les cabas Max Lau et les mini cabas. Pour les sacs à main, Clarisse propose deux collections, une d’hiver et une de printemps.

Clarisse propose ses créations à la vente dans la boutique de Bérangère Giraud à Bresnay. Quand elles font une présentation de leurs produits, elles font une combinaison de leurs créations, avec le coup de coeur pour une couleur, une matière et pour mettre en valeur un bijou bien sûr.

Ses clients sont aussi bien des particuliers des prestations couture et création, que des boutiques sur Moulins pour qui elle réalise des retouches, avec un ramassage deux fois par semaine. Elle collabore également avec des tapissiers dont la demande est axée sur les rideaux et les coussins pour leur clientèle.

Clarisse peut aussi créer des vêtements, de même que des robes de mariées (elle a déjà créé deux robes de mariée et imaginé la sienne car la superstition n’autorise pas une couturière à coudre la sienne sous peine de mauvais œil.

Elle fait un véritable travail d’artiste quand elle fait le choix de l’harmonie des couleurs, des volumes et qu’elle joue sur la technicité des tissus. Un tissu pour un rideau pourra être différent de celui d’un coussin.

La partie création Ses créations occupe 25 % de ce qu’elle produit et vend mais  et cela tendra bientôt vers les 40 %.

Elle a fait le choix de travailler depuis son domicile Travaillant à la maison, dans une pièce dédiée à sa passion.

Dans les prochains mois,  elle veut produire plus de sacs à main, grâce pour répondre aux demandes de ses clientes.

 

 


Ses travaux les plus insolites 

“La chose la plus folle, j’ai réparé un radeau pneumatique, c’est une grande enveloppe, en textile avec des sangles et à l’intérieur, il y a une chambre à air. On peut mettre 4 personnes à plat ventre dessus(2,50 m x 2m), c’est tiré par un bateau. J’ai aussi rhabillé des automates, des mouffettes, c’était sympa à faire, c’est de taille équivalente à un chat,  entre tapisserie, taxidermie et couture. Une belle aventure.”
 

 

 

La communication de MaxLau & Cie

Clarisse a une page Facebook depuis 18 mois. Elle n’a pas de site internet, un site internet c’est comme une vitrine de magasin, il doit être renouvelé, alimenté régulièrement. Elle a bien sûr des cartes de visite et participe à  plusieurs événements ponctuels d’Appuy Créateurs comme les boutiques éphémères à Noël et au Printemps (à Clermont-Ferrand). Ses création sont exposées toute l’année à l’Atelier-Boutique de Bérangère Giraud  à Bresnay avec qui elle coorganise Le Printemps et le Noël des créatrices depuis 2010.

Une âme d’entrepreneuse

“Je pense que quand on est maman, on est déjà entrepreneuse, j’ai toujours dit que je ferais mon atelier de couture, depuis mon adolescence, j’ai toujours aimé la couture. Quand on a une idée dans la tête il faut la laisser grandir, tout doucement et la laisser s’épanouir à un moment ou à un autre”.

Des conseils pour les entrepreneurs

“Essayez, vous verrez. Mon statut de salarié entrepreneur m’a permis de faire un essai en toute sécurité. Je ne regrette pas.

Oui, j’ai eu des moments de doute. Quand il y a j’ai une grosse charge de travail et une grosse dose de fatigue, on peut être tentée de baisser les bras. Je suis assez tenace, et j’ai la joie de vivre.”

Le mot de la fin

“Je veux continuer,  je n’ai pas fait le tour de la question, j’ai encore des choses à voir entre autre en ameublement. Le conseil en décoration d’intérieur s’adresse à ceux qui cherchent une réponse pour une problématique, pour un projet déco. Pouvoir aider à sélectionner des tissus, un peu du coaching.  Avec Bérangère, c’est là où nos activités se rejoignent, sa partie sur le luminaire  se combine parfaitement avec Le textile de l’ameublement.”

Conclusion

J’avais passé un très bel après-midi chez Clarisse. L’univers de la couture m’était totalement inconnue (je ne suis pas du tout une manuelle) et elle a su me faire découvrir son univers et me le faire aimer. Et puis, je me suis aussi aperçue que le métier de couturière, comme le vivait Clarisse, était très prenant mais aussi très gratifiant. C’est un très beau métier que le sien !!!